Motoriser un volet roulant manuel permet de gagner en confort au quotidien sans tout casser dans la maison. Pour un propriétaire comme Marc, 48 ans, qui en a assez de tourner la manivelle du volet de la baie vitrée matin et soir, la question n’est plus de savoir si la motorisation est utile, mais comment la faire proprement, sans dépasser le budget.
Entre le kit de motorisation à poser soi-même, l’appel à un artisan et les promesses de la domotique, le choix peut vite devenir flou. Pourtant, en vérifiant quelques points concrets comme le type de coffre, l’état du tablier et le poids du volet, la décision devient beaucoup plus simple.
Sur le terrain, la plupart des volets roulants manuels en PVC ou en aluminium se motorisent sans remplacer le coffre ni les coulisses. Le gros du travail consiste à déposer la manivelle, insérer un moteur tubulaire dans l’axe et assurer une installation électrique propre.
Côté budget, le coût réel oscille souvent entre 220 et 450 € par volet selon que l’on pose soi-même ou non, le moteur choisi (filaire, radio, voire solaire) et la complexité du câblage. À cela s’ajoutent quelques arbitrages : faut-il d’abord réparer le volet manuel fatigué, jusqu’où aller dans la domotique, et dans quels cas il vaut mieux confier la partie électrique à un pro.
En bref
- La plupart des volets roulants manuels peuvent être motorisés sans changer le coffre, à condition que le tablier et l’axe soient en bon état.
- Un kit motorisation tubulaire adapté au poids du tablier reste la solution la plus courante pour transformer un volet roulant manuel en volet électrique.
- Le budget moyen se situe autour de 220 à 350 € en faisant soi-même l’installation, et 320 à 450 € avec intervention d’un professionnel.
- Le choix filaire / radio / solaire joue sur le câblage, le confort d’usage et la possibilité d’intégrer la domotique de la maison.
- Un contrôle sérieux du volet manuel avant motorisation évite de payer deux fois en réparations ou dépose complète quelques années plus tard.
Motoriser un volet roulant manuel : compatibilité et cas où ce n’est pas une bonne idée
Avant de penser kit motorisation ou télécommande, la première question reste simple : le volet roulant manuel supporte-t-il une motorisation sans risques. Sur des chantiers de rénovation, les trois quarts des volets à manivelle ou à sangle passent en motorisé sans changement majeur.

Le quart restant pose problème pour une raison bien précise : tablier abîmé, axe tordu ou coffre quasi inaccessible.
Il habite une maison des années 90 avec des coffres intérieurs bois vissés en façade. Les volets descendent droit, ne coincent pas et le tablier en PVC ne présente ni lames cassées ni déformations visibles. C’est typiquement le bon client pour une motorisation. Inversement, un volet qui remonte de travers, qui frotte dans une coulisse ou qui se bloque une fois sur deux demande d’abord une vraie remise en état.
Un volet roulant manuel peut être motorisé dès lors que trois conditions sont respectées. Le coffre doit s’ouvrir sans massacre du décor. L’axe d’enroulement doit être démontable ou remplaçable par un tube compatible avec un moteur tubulaire. Le tablier doit coulisser sans forcer, avec des attaches en bon état. Soit dit en passant, un simple nettoyage des coulisses et un graissage léger des guides peuvent déjà corriger des bruits ou petits blocages avant même la pose du moteur.
Beaucoup de volets en rénovation ont des coffres dits « traditionnels », accessibles par l’intérieur avec une trappe vissée ou clouée. D’autres, en bloc-baie ou coffre tunnel, s’ouvrent par dessous ou par l’extérieur. Les deux solutions restent motorisables, mais le temps passé n’est pas du tout le même. Sur certains coffres menuisés serrés dans le plâtre, la dépose de la face avant prend plus d’efforts que l’installation du moteur elle-même.
Les volets PVC et aluminium se prêtent bien à la motorisation. Les modèles bois anciens, plus rares, demandent un coup d’œil plus attentif sur le poids du tablier et l’état général. Pour les cas où des lames sont déjà fissurées ou gondolées, le bon réflexe consiste à commencer par une remise en état. Un guide détaillé pour réparer un volet roulant manuel aide à faire ce diagnostic pas à pas.
Mon avis posé : motoriser un volet roulant qui fonctionne mal, c’est comme monter un moteur neuf sur une voiture avec châssis plié. Ça roule au début, puis les ennuis reviennent, mais plus chers. Tant que le tablier monte et descend à la main sans point dur, sans bruit de frottement violent et sans jeu excessif, le projet tient la route.
Dernier point à surveiller avant de se lancer : le type de manœuvre existante. Une sangle enroulée dans un enrouleur mural se remplace facilement. Une tringle oscillante avec treuil dans le coffre demande un démontage plus méthodique. Dans les deux cas, la manivelle ou la sangle disparaît après motorisation, ce qui libère visuellement l’encadrement de fenêtre. La vraie question suivante devient alors : quel moteur choisir et à quel prix.

Choisir le bon kit de motorisation : filaire, radio ou solaire, et impact sur le budget réel
Une fois la compatibilité vérifiée, le cœur du sujet arrive : sélectionner un kit motorisation adapté au volet roulant manuel existant. Le marché 2026 tourne autour de trois grandes familles de moteurs tubulaires pour rénovation. Le filaire simple, la radio avec télécommande et parfois centralisation, et le solaire pour les situations où tirer un câble 230 V devient compliqué.
Pour se repérer, rien de mieux qu’un tableau synthétique reliant type de motorisation, usage et budget indicatif par volet hors pose. Les valeurs ci-dessous reflètent ce qui ressort le plus souvent sur des devis d’artisans locaux et des enseignes de bricolage.
| Type de motorisation | Commande | Atouts principaux | Limites à connaître | Budget matériel moyen |
|---|---|---|---|---|
| Moteur tubulaire filaire | Inverseur mural montée/descente | Simple, fiable, prix contenu | Nécessite un fil entre moteur et commande | 80 à 150 € par volet |
| Moteur tubulaire radio | Télécommande individuelle ou centrale | Pas de fil de commande, domotique facile | Coût plus élevé, piles pour certaines commandes | 130 à 230 € par volet |
| Moteur solaire | Télécommande radio | Pas de tirage de câble 230 V, idéal rénovation lourde | Dépend de l’ensoleillement, tarif plus haut | 220 à 350 € par volet |
| Kit complet axe + moteur | Filaire ou radio selon version | Tube télescopique, bagues et attaches inclus | Dimensions et poids limités par le kit | 150 à 280 € par volet |
Pour Marc qui veut motoriser trois volets roulants donnant sur sa terrasse, le calcul est vite fait. En filaire, le budget matériel tombe autour de 270 à 450 € pour les trois ouvertures. En radio avec télécommande groupée, il grimpe plutôt entre 390 et 650 €. Le solaire, à garder pour un volet isolé ou une façade où l’électricité est compliquée, dépasse facilement les 700 € pour l’ensemble.
Le choix entre filaire et radio se fait souvent sur deux critères. La facilité à faire passer un câble proprement dans le mur, et l’envie ou non de centraliser tous les volets le matin ou le soir. Un système radio bien choisi permet de piloter les volets avec une seule commande ou, plus tard, avec une box de domotique. Cela ouvre la porte à des scénarios clairs comme fermeture automatique au coucher du soleil ou simulation de présence pendant les vacances.
Marc, assez bricoleur mais pas fan des saignées dans le placo, a opté pour du moteur radio. Le câble 230 V arrive dans le coffre depuis les combles, et la commande murale reste une simple platine collée qui parle au moteur par ondes radio. L’installation demande moins de saignées, mais un budget moteur un peu plus haut.
Au passage, la notion de couple moteur mérite une explication. Pour un tablier PVC, on retient en moyenne 4,5 kg par mètre carré, et 5 kg/m² pour l’aluminium. Sur un volet de 1,4 m de large pour 2 m de haut, la surface utile tourne autour de 1,4 + 0,2 multiplié par 2, soit environ 3,2 m². En alu, le tablier pèsera environ 16 kg. Un moteur adapté devra supporter ce poids avec une marge, par exemple un modèle annoncé pour 25 ou 30 kg. Mon conseil sans détour : ne pas choisir le moteur « juste au ras » des capacités du kit, mais prendre une catégorie supérieure si l’écart de prix reste raisonnable.
Pour affiner ce choix, un guide spécialisé sur le prix d’un volet roulant électrique donne des repères utiles quand on hésite entre simple motorisation et remplacement complet du volet. Dans certaines configurations anciennes, un volet rénovation tout neuf, coffre compris, peut devenir plus cohérent qu’un bricolage sur un tablier de 30 ans.
Conclusion de cette partie : le bon kit n’est pas celui qui promet le plus de gadgets, mais celui qui respecte le poids du volet, le type de coffre et le projet global de la maison (domotique maintenant ou plus tard). Une fois l’option choisie, reste à se pencher sereinement sur les étapes concrètes de l’installation.
Étapes clés pour transformer un volet roulant manuel en volet électrique fiable
Passer du manuel à l’électrique suit une logique assez stable, que l’on soit à Angers, Lyon ou Lille. Les notices de kits motorisation varient, mais l’enchaînement général reste identique. L’approche la plus saine consiste à découper l’installation en blocs clairs : préparation et sécurité, dépose de la manœuvre manuelle, montage du moteur dans l’axe, re-fixation du tablier, puis câblage et réglages.
D’expérience, le chantier type sur un volet roulant en bon état tient en une demi-journée quand l’accès au coffre est correct. Certains bricoleurs répartissent même le travail sur deux soirées : mécanique d’un côté, branchement électrique de l’autre avec un électricien. La vraie erreur serait de tout faire dans la précipitation.
Préparer le chantier et sécuriser l’alimentation électrique
Avant même d’ouvrir le coffre, quelques outils s’imposent : mètre, feutre indélébile, tournevis, perceuse-visseuse, scie à métaux pour recouper un tube éventuellement trop long, et un contrôleur de tension pour la partie électrique. Un escabeau stable et des gants complètent le tableau. Pour le moteur lui-même, la plupart des kits incluent un câble de 2 à 2,5 m, des bagues d’adaptation et les attaches tablier.
Sur le plan électrique, un volet roulant motorisé doit disposer d’un circuit dédié, protégé par un dispositif différentiel 30 mA. Tirer la phase depuis une prise existante ou un plafonnier reste une mauvaise idée, autant pour la sécurité que pour la conformité. Un article spécifique sur le raccordement des volets roulants par disjoncteur détaille ce point souvent négligé.
Mon avis posé : à partir du moment où un nouveau circuit doit être créé dans le tableau, l’appui d’un électricien RGE ou d’un artisan habitué aux volets roulants n’est pas un luxe. La mécanique du volet se bricole, le tableau électrique beaucoup moins.
Ouvrir le coffre, déposer manivelle ou sangle et retirer l’axe
Le volet doit être fermé avant d’ouvrir le coffre, pour soulager l’axe d’enroulement. Une fois la façade du coffre déposée, un nettoyage rapide s’impose pour retirer poussière, gravats et insectes morts qui s’accumulent parfois depuis 10 ans. Cette mise au propre facilite ensuite la pose du moteur et la vérification des attaches.
La dépose du système manuel suit son propre ordre. Retrait de la manivelle par l’extérieur, dépose de la platine de guidage, démontage du treuil fixé sur l’axe ou de la poulie de sangle. Chaque pièce démontée mérite d’être posée à part, ce qui évite les vis égarées dans l’isolant du coffre.
Le tablier doit ensuite être libéré de l’axe. En descendant doucement le volet, les attaches de tablier apparaissent dans le coffre. Il suffit de les déclipser ou dévisser selon le modèle. Le tablier reste alors dans les coulisses, tandis que l’axe complet peut être sorti en démontant ses supports latéraux. Attention, sur un axe compensé par ressort, la détente doit se faire en douceur pour ne pas se faire surprendre par le couple accumulé.
Installer le moteur tubulaire et refixer le tablier
Le moteur tubulaire prend place dans l’axe existant ou dans un nouveau tube fourni par le kit. Une présentation « à blanc » reste très utile : on vérifie que le moteur s’emboîte bien dans les bagues, que le côté tête moteur s’aligne avec le support, et que le câble sort au bon endroit pour rejoindre la gaine électrique prévue.
Les bagues d’adaptation livrées avec le moteur servent à épouser le diamètre de l’axe. Elles se clipsent sur le corps du moteur, puis s’insèrent dans le tube. Une fois l’axe motorisé remis dans ses supports latéraux, il faut contrôler qu’il tourne librement sans frotter sur le coffre. La fixation du support moteur côté tête doit être soignée, car c’est lui qui reprend tout l’effort de rotation.
Les attaches du tablier se replacent ensuite sur le tube. Les kits motorisation fournissent souvent deux types d’attaches pour lames de 8 à 14 mm. Une erreur fréquente consiste à remonter des anciennes attaches fatiguées ou tordues. Autant profiter de la motorisation pour repartir sur des pièces propres et adaptées, surtout si le volet roulait mal auparavant.
En refermant provisoirement le coffre sans visser complètement, un premier test mécanique à la main permet de vérifier que le tablier enroulé ne touche ni vis saillante ni câble mal positionné. Cette vérification simple évite des bruits parasites et des blocages dès les premiers cycles motorisés.
Ce bloc d’étapes confirme une réalité : ce qui fait la différence entre une motorisation propre et un bricolage, ce n’est pas le prix du moteur, mais le soin apporté aux démontages et remontages successifs.
Raccordement électrique, réglages des fins de course et intégration domotique
Une fois la partie mécanique en place, le volet roulant motorisé ne demande plus qu’à être alimenté. C’est là que se joue une partie importante de la fiabilité à long terme, mais aussi de la sécurité. Un câblage soigné, une protection adaptée et des réglages précis de fins de course évitent 90 % des pannes de moteurs sur les dix premières années.
Le moteur tubulaire est livré avec un câble, souvent 4 conducteurs pour les versions radio (phase montée, phase descente, neutre, terre) ou 3 pour certains modèles filaires plus simples. Ce câble doit suivre un chemin clair, sans points de pincement, sans frottement contre les parties mobiles et en sortant du coffre dans une gaine prévue à cet effet.
En version filaire, le moteur se relie à un inverseur mural. Ce dernier envoie la phase soit au fil montée, soit au fil descente. Le neutre et la terre se raccordent en direct. Si le volet monte lorsque l’on appuie sur « descente », une inversion des fils montée/descente règle le problème en quelques minutes, toujours alimentation coupée.
En version radio, seule l’alimentation 230 V arrive jusqu’au moteur. La commande se fait par ondes. L’appairage de la télécommande suit une séquence indiquée dans la notice du fabricant : généralement un appui prolongé pour mettre le moteur en mode programmation, puis une combinaison de touches. Sur le terrain, ce moment génère parfois un peu de stress, mais une lecture attentive de la notice avant mise sous tension évite de s’y reprendre trois fois.
Les fins de course, c’est-à-dire les positions d’arrêt haute et basse, doivent être réglées finement. Certains moteurs disposent de deux vis sur la tête moteur, accessibles par le coffre, permettant d’ajuster la course par petites touches. D’autres, notamment radio, se règlent depuis la télécommande via une séquence de montées et descentes. Le principe reste toujours identique : monter le tablier jusqu’à la position souhaitée, valider, descendre jusqu’au seuil désiré, valider à nouveau.
D’ailleurs, un volet qui force en butée haute ou basse use non seulement le moteur, mais aussi les attaches tablier et le tube. Mon conseil sans détour : prendre le temps de faire trois ou quatre cycles complets en observant attentivement le comportement du volet. Schématiquement, si le volet arrive en haut avec un léger flottement sans forcer et se ferme en bas sans écraser le seuil, le réglage est bon.
Une fois tout cela en place, la domotique peut entrer en scène. Beaucoup de moteurs radio actuels savent communiquer avec une box maison pour créer des scénarios. Marc, par exemple, a relié ses trois volets de terrasse à une commande centralisée qui ferme tout le rez-de-chaussée en un appui. Plus tard, il pourra les associer à un capteur de luminosité ou à un programmateur horaire, ce qui apporte une réelle économie d’énergie en été en fermant automatiquement les volets aux heures les plus chaudes.
Pour ceux qui prévoient un projet plus global, il peut être utile de réfléchir en même temps au matériau des nouvelles menuiseries, surtout si des fenêtres doivent être remplacées. Un article sur le concept des menuiseries aluminium aide à arbitrer entre PVC, alu et bois en fonction de l’exposition et du style de la façade.
Le mot de la fin sur ce volet électrique (sans jeu de mots) : respecter les règles électriques, poser un circuit dédié et tester les réglages dans tous les sens valent bien plus que n’importe quelle option gadget sur la télécommande.
Budget, coût réel et arbitrage entre pose soi-même et professionnel
Reste la question qui fâche parfois : combien coûte réellement la motorisation d’un volet roulant manuel. Les fourchettes diffèrent entre les catalogues de grandes surfaces de bricolage et les devis d’artisans, mais on retrouve toujours les mêmes ordres de grandeur. Le coût total par volet dépend de trois facteurs majeurs. Le prix du moteur ou du kit motorisation, la complexité de l’installation (coffre accessible ou non, nouvel axe à prévoir, longueur de câble) et bien sûr la main-d’œuvre lorsque l’on fait appel à un pro.
En pratique, pour un volet existant en bon état avec coffre accessible, on observe souvent les niveaux suivants par volet en 2026 :
- Kit motorisation filaire seul : 80 à 150 €.
- Kit motorisation radio seul : 130 à 230 €.
- Moteur solaire complet avec panneau : 220 à 350 €.
- Petite fourniture (gaine, dominos, visserie, attaches tablier neuves) : 20 à 40 €.
- Pose par un professionnel (hors création lourde de circuit) : 120 à 180 € de main-d’œuvre par volet en moyenne.
En additionnant, le coût réel pour motoriser un volet roulant manuel tourne donc autour de 220 à 350 € si l’on réalise soi-même la pose, et de 320 à 450 € en confiant l’installation à un artisan. Sur un lot de 5 à 8 volets, certains professionnels ajustent légèrement leurs tarifs à la baisse en jouant sur les économies d’échelle.
Pour Marc et ses trois volets de terrasse en radio, la facture finale s’est stabilisée autour de 950 €, en incluant du matériel de gamme intermédiaire, quelques travaux de gaine dans les combles et la main-d’œuvre électricien. Ce montant reste inférieur à un remplacement complet des volets par des modèles neufs motorisés, qui aurait dépassé facilement les 2 000 € dans son cas.
Économiquement, la différence majeure avec un remplacement complet se situe sur le coffre, les coulisses et le tablier, qui sont conservés. Un volet rénovation complet alu motorisé peut grimper entre 500 et 900 € posé selon les dimensions et le niveau de finition. Pour juger au cas par cas, le guide sur le prix d’un volet roulant de rénovation permet de comparer poste par poste.
Mon avis posé : dès que le tablier montre des signes sérieux de fatigue (plusieurs lames fendues, coulisses usées, coffre gondolé), la motorisation seule perd tout son intérêt. Sur ce type de cas, mieux vaut mettre le budget dans un volet complet, surtout si une isolation de façade ou un ravalement est prévu à court terme.
Autre détail budgétaire à garder dans un coin de la tête, la réparation éventuelle du moteur quelques années plus tard. Remplacer un moteur de volet roulant reste souvent plus simple qu’une première motorisation, puisque tout le câblage est déjà en place et que l’axe est connu. L’article dédié pour remplacer un moteur de volet roulant détaille ce point pour anticiper le coût de ce type d’intervention.
En résumé de cette partie, motoriser un volet roulant manuel ne ruine pas un budget travaux si le volet est sain et si le bon niveau de confort est choisi. Le piège à éviter reste la multiplication d’options domotique sur des volets en fin de vie, ce qui revient à mettre des pneus neufs sur une carrosserie perforée.
Entretien après motorisation, durée de vie et erreurs fréquentes à éviter
Une fois le volet roulant transformé en électrique, certains propriétaires pensent que tout est joué pour vingt ans. Dans les faits, la longévité dépend d’un entretien simple mais régulier, de quelques gestes de prévention et de la capacité à repérer une anomalie avant qu’elle ne tire définitivement sur le moteur.
Sur un volet motorisé, trois points méritent une surveillance annuelle. La propreté des coulisses, l’état du tablier et le comportement du moteur lors des cycles. Un nettoyage des glissières à l’eau savonneuse, sans produits gras qui retiennent les poussières, suffit souvent à conserver une montée fluide. Sur le tablier, les lames doivent rester alignées, sans jeu excessif et sans fissure visible.
Côté moteur, un bruit inhabituel, des à-coups ou un tablier qui remonte de travers sont des signaux à prendre au sérieux. Des propriétaires laissent parfois un volet remonter de travers pendant des mois. Résultat, le moteur fournit un effort permanent déséquilibré, les attaches se tordent et la panne arrive plus vite que prévu. Un petit réglage de fin de course ou un réalignement du tablier à ce stade coûte beaucoup moins cher qu’un changement complet de moteur.
À l’inverse, un moteur correctement dimensionné, monté sur un axe propre avec des attaches en bon état, peut tenir sans difficulté dix à quinze ans dans un usage résidentiel classique. Les volets les plus sollicités, comme ceux d’une baie vitrée plein sud qui s’ouvrent et se ferment plusieurs fois par jour, usent naturellement plus vite. Mais là encore, une bonne habitude consiste à éviter de jouer avec la commande comme avec un interrupteur, en multipliant les manœuvres inutiles.
Les erreurs fréquentes après motorisation se résument souvent à quatre cas. Continuer à forcer sur un volet qui se bloque. Oublier complètement l’entretien des coulisses. Rebrancher sauvagement sur un autre circuit en cas de déclenchement du disjoncteur. Et tester soi-même des « bidouilles » de réglages fins de course sans relire la notice. Cette dernière dérive aboutit parfois à des volets qui ne s’arrêtent plus correctement, voire à un tablier qui s’enroule trop haut dans le coffre.
D’expérience, dès qu’un volet roulant motorisé commence à remonter mal ou à se bloquer, un diagnostic rapide par un réparateur de volets roulants évite la surchauffe du moteur. Ces spécialistes interviennent souvent sur des pannes de type « volet roulant bloqué », « ne monte plus » ou « ne descend plus » qui auraient pu être prévenues par un simple contrôle quelques mois plus tôt.
En outre, la motorisation bien entretenue contribue aussi à la performance globale de la maison, en facilitant l’usage des volets comme barrière thermique. Un volet qui se ferme tous les soirs en hiver réduit les déperditions par la fenêtre, et ouvert tôt le matin en été, il limite l’entrée de chaleur. Associé à une domotique bien pensée, ce comportement participe vraiment à une stratégie d’économie d’énergie à l’échelle du logement.
En conclusion de cette partie, un volet motorisé qui reçoit un minimum d’attention, qui reste propre et que l’on ne force jamais mécaniquement, a toutes les chances de dépasser sans difficulté la durée de vie annoncée par le fabricant. À l’inverse, un volet négligé, mal réglé et sollicité de façon brutale finit tôt ou tard sur la liste des travaux imprévus.
Peut-on motoriser tous les volets roulants manuels sans exception ?
La plupart des volets roulants manuels en PVC ou en aluminium se motorisent sans problème, à condition que le tablier et l’axe soient en bon état et que le coffre soit accessible. En revanche, un volet très ancien, avec tablier déformé, lames cassées ou axe tordu, n’est pas un bon candidat pour une simple motorisation. Dans ce cas, un remplacement complet du volet est souvent préférable, surtout si un ravalement ou d’autres travaux de façade sont prévus.
Quel est le budget réel pour motoriser un volet roulant manuel existant ?
En combinant le prix d’un moteur tubulaire ou d’un kit motorisation et la main-d’œuvre éventuelle, le coût réel se situe en général entre 220 et 350 € par volet si l’on pose soi-même, et entre 320 et 450 € en faisant appel à un professionnel. La variation provient surtout du type de motorisation choisi (filaire, radio, solaire), de la facilité d’accès au coffre et de la création ou non d’un circuit électrique dédié.
Faut-il choisir une motorisation filaire ou radio pour un volet roulant ?
La motorisation filaire reste la plus simple et souvent la moins chère, mais elle impose de tirer un câble entre le moteur et l’interrupteur mural. La solution radio coûte un peu plus cher, mais supprime ce fil de commande, facilite la centralisation de plusieurs volets et prépare mieux une intégration dans un système de domotique. Pour une rénovation où les murs sont déjà finis, le radio s’impose souvent pour limiter les travaux de saignée.
Combien de temps prend l’installation d’un kit de motorisation sur un volet ?
Sur un volet roulant manuel en bon état avec coffre accessible, la motorisation complète nécessite en moyenne une demi-journée par volet pour un bricoleur averti. Ce temps comprend l’ouverture du coffre, la dépose de la manivelle ou de la sangle, l’installation du moteur dans l’axe, le raccordement électrique et le réglage des fins de course. Avec l’habitude ou sur plusieurs volets identiques, la durée par volet se réduit généralement.
La motorisation permet-elle de réduire la consommation de chauffage ou de climatisation ?
La motorisation ne réduit pas directement la consommation énergétique, mais elle rend l’usage des volets beaucoup plus régulier. En fermant systématiquement les volets la nuit en hiver et en les baissant aux heures chaudes en été, on améliore nettement le confort thermique et l’isolation des baies vitrées. Couplée à une commande horaire ou solaire en domotique, cette automatisation participe donc à une meilleure gestion de l’énergie dans le logement.



