Remplacer de vieux volets battants par un volet roulant rénovation change vraiment le confort d’une maison : meilleure isolation, sécurité renforcée, manipulation plus simple au quotidien. Encore faut-il choisir la bonne pose en applique, prendre les dimensions sur mesure sans se tromper et comprendre les écarts de prix volet roulant entre PVC, aluminium, manuel ou électrique. Entre les sites qui promettent du sur-mesure livré en quelques jours et les artisans qui parlent de coffre, coulisses, tablier et motorisation, beaucoup de propriétaires se retrouvent perdus au moment de lancer l’installation volet sur leur façade.
Sur le terrain, ce qui fait la différence, ce n’est pas seulement la marque du moteur ou la couleur des lames. C’est surtout la stratégie de volet rénovation choisie pour chaque fenêtre, la qualité des mesures, la cohérence entre exposition, matériau et niveau de confort recherché. Une maison en bord de route bruyante ne sera pas traitée comme un pavillon au calme en lotissement. Une façade nord en climat humide ne se traite pas comme une baie vitrée plein sud. Mon avis posé : avant de comparer trois devis, il faut comprendre ce que l’on achète, ligne par ligne, et savoir ce qu’on peut faire soi-même sans prendre de risques.
En bref
- La pose en applique extérieure est la solution reine en rénovation pour équiper presque toutes les fenêtres sans toucher au gros œuvre, à condition d’anticiper la hauteur du coffre et le passage des coulisses.
- La mesure volet roulant impose de relever largeur et hauteur à trois points, de tenir compte du coffre et des coulisses, et d’accepter de réduire légèrement l’ouverture plutôt que forcer sur la maçonnerie.
- Les dimensions sur mesure évitent les jeux disgracieux et les frottements qui usent prématurément tablier et moteur, surtout sur les grandes baies.
- Alu ou PVC : l’aluminium sur mesure s’impose en grandes dimensions, en climat rude ou pour la sécurité, le PVC garde l’avantage sur le budget et l’isolation thermique sur des ouvertures standards.
- Le prix d’un volet roulant rénovation varie grosso modo de 220 à 900 € par fenêtre selon matériau, motorisation et complexité de pose ; un guide dédié aux prix des volets roulants électriques aide à y voir plus clair.
Volet roulant rénovation en applique : quand et pourquoi le choisir
Le volet roulant rénovation posé en applique sur la façade a été pensé justement pour les maisons existantes qui n’ont pas de coffre intégré dans la maçonnerie. Le principe est simple : le coffre en aluminium vient se plaquer à l’extérieur, au-dessus de l’ouverture, et les coulisses descendent de chaque côté, guidant le tablier le long du mur ou du tableau.
Ce montage évite de toucher aux dormants de fenêtres existants, qu’ils soient en bois, PVC ou alu. Sur les chantiers, ce qu’on voit revenir le plus souvent, c’est une pose en applique sur des maisons des années 70 à 2000, avec d’anciennes persiennes métalliques ou des volets bois fatigués. Le maçon n’est pas rappelé, les travaux restent propres et rapides, ce qui joue directement sur le budget global de pose volet roulant.
Soyons clairs : la pose en applique n’est pas seulement un confort pour l’installateur. Elle garantit, si elle est bien pensée, une bonne continuité d’isolation autour de la fenêtre. Le coffre, souvent en aluminium isolé, limite les ponts thermiques au-dessus du linteau, là où on perd beaucoup de chaleur en hiver. Sur une façade ouest exposée au vent et à la pluie, c’est un vrai plus, surtout avec un tablier aluminium à mousse polyuréthane.
Avantages et limites de la pose en applique extérieure
Les avantages se voient dès le premier chantier. D’abord, quasiment toutes les configurations peuvent être traitées : tableau maçonné irrégulier, ancien dormant bois épais, appuis en pierre saillante. Quand la pose en tunnel est trop compliquée, l’applique rattrape souvent le coup.
Côté esthétique, un coffre pan coupé ou quart de rond bien choisi, de la même couleur que les menuiseries ou les gouttières, se fond plutôt bien sur la façade. Les fabricants sérieux proposent des coulisses et coffres thermolaqués dans de nombreux coloris RAL, y compris pour les volets roulants aluminium sur mesure.
Il y a tout de même des limites. Sur certaines maisons en pierre avec encadrements travaillés, ajouter un coffre en façade peut heurter l’œil. Dans ce cas, un volet roulant traditionnel avec coffre intérieur ou sous linteau peut mieux s’intégrer. Mon conseil sans détour : sur une façade très travaillée, faire au moins un photomontage ou poser un seul volet test avant d’équiper toute la maison.
Configurations typiques en rénovation
D’expérience, on croise trois cas de figure.
Premier cas : fenêtres PVC déjà récentes, sans volets. Là, l’applique est idéale. Les coulisses viennent se poser sur le mur, le coffre au-dessus du dormant existant. L’impact sur la lumière est limité et la façade gagne en sécurité.
Deuxième cas : vieilles fenêtres bois avec volets battants encore utilisables mais pénibles à manœuvrer. Certains propriétaires gardent les battants fermés l’hiver et utilisent les volets roulants au quotidien. C’est une solution hybride qui fonctionne, mais il faut vérifier la place disponible en façade pour cumuler gonds existants et coulisses.
Troisième cas : maison crépie avec anciens coffres intérieurs inutilisables. Dans ces rénovations partielles, le volet rénovation en applique permet d’abandonner les coffres bois défaillants sans casser les doublages intérieurs. Le gain en confort phonique est souvent net, surtout avec un tablier alu ou PVC bien jointé.
En filigrane, la vraie question reste toujours la même : comment ajouter un volet performant sans dégrader la fenêtre existante ni massacrer la façade. Sur ce point, la pose en applique bien préparée reste souvent la voie la plus raisonnable.

Mesure volet roulant et dimensions sur mesure : méthode d’atelier
Un volet roulant sur mesure bien conçu commence par un mètre ruban correctement utilisé. Une erreur de 8 ou 10 mm sur la largeur peut suffire à coincer le tablier dans les coulisses ou, au contraire, à créer un jour qui laisse passer la lumière et l’air. Sur les chantiers, ce n’est pas le moteur qui plante les projets, ce sont les mesures bâclées.
Pour une pose en applique, la logique de prise de cotes dépend de l’endroit exact où l’on fixe les coulisses. Si les coulisses viennent mordre légèrement sur le tableau, on mesure d’abord la largeur totale souhaitée, en incluant les coulisses. Si elles se posent entièrement à l’extérieur du tableau, on ajoute deux fois la largeur de coulisse à la largeur de la fenêtre visible.
Largeur, hauteur, coffre et coulisses : les quatre points à sécuriser
La méthode la plus sûre consiste à mesurer la largeur à trois hauteurs différentes : en bas, au milieu, en haut de l’ouverture. On retient ensuite la plus petite valeur. Cela permet de tenir compte des tableaux pas tout à fait parallèles, fréquents sur les maisons anciennes.
Pour la hauteur, même règle : on relève à gauche, au centre et à droite, du point haut où sera posé le coffre jusqu’au point bas où s’arrêtera la coulisse (appui de fenêtre, seuil, ou point choisi sur la façade). On conserve encore une fois la mesure la plus petite. Soit dit en passant, il vaut mieux perdre 5 mm de hauteur utile que de forcer un volet qui tape en butée sur un relief.
Au fait, deux éléments sont souvent oubliés. D’abord, la place du coffre : en fonction de la hauteur de l’ouverture et du type de lame (PVC ou alu, hauteur de lame, épaisseur), le fabricant donne une hauteur de coffre minimale. Il faut vérifier qu’entre le haut du tableau et le dessous du linteau ou de l’avancée de toit, l’espace est suffisant. Ensuite, la largeur des coulisses, qui doit être anticipée pour ne pas empiéter sur un garde-corps, une descente de gouttière ou une applique extérieure.
Exemple concret de prise de cotes en rénovation
Imaginons la fenêtre standard d’un pavillon, environ 120 cm de large par 135 cm de haut. En tableau, la mesure en bas donne 119,6 cm, au milieu 119,4 cm, en haut 119,2 cm. On part donc sur 119,2 cm comme largeur de base. Les coulisses font 5,3 cm chacune. Pour une pose avec coulisses entièrement hors tableau, la dimension sur mesure à commander en largeur sera 119,2 + 2 × 5,3, soit 129,8 cm, arrondis à 129,8 ou éventuellement 129,5 selon la politique du fabricant.
En hauteur, linteau à appui : 136,1 cm à gauche, 135,9 cm au centre, 136,0 cm à droite. On retient 135,9 cm. Le fabricant indique que pour ce type de tablier et de hauteur, le coffre fait 18 cm de haut. On vérifie donc qu’il y a bien 18 cm de façade disponible au-dessus de la fenêtre sans tomber dans un bandeau béton ou une gouttière.
Pour ceux qui hésitent encore, certaines enseignes spécialisées proposent des configurateurs en ligne qui recalculent automatiquement la hauteur totale en fonction du coffre et de la hauteur de coulisse. Mais rien ne remplace un croquis coté à la main, envoyé ensuite au fabricant ou joint à un devis volet roulant.
Tableau récapitulatif des marges de sécurité conseillées
Pour vous donner un ordre d’idée, voici des marges généralement admises sur les chantiers, à adapter selon le support.
| Élément mesuré | Marge conseillée | Remarque pratique |
|---|---|---|
| Largeur totale volet (applique) | Retirer 3 à 5 mm | Évite les frottements des coulisses en cas de tableau non parallèle |
| Hauteur totale volet | Retirer 5 mm | Limite les chocs en butée basse, surtout sur appui pierre irrégulier |
| Hauteur disponible pour le coffre | Ajouter 10 mm mini | Prévoit un léger jeu pour poser le coffre sans forcer sous un débord |
| Recouvrement des coulisses sur le tableau | 20 à 30 mm | Assure l’étanchéité à l’air et à la lumière, même sur crépi irrégulier |
Mon avis posé : si le fabricant donne une cote « hors tout » à respecter, on se cale scrupuleusement dessus. Forcer pour « gagner » quelques millimètres de lumière finit presque toujours en SAV motorisation ou en tablier rayé.
Choisir matériau et motorisation en rénovation : alu, PVC, manuel, électrique
Le choix du matériau et de la manœuvre pèse autant sur la durée de vie que sur le budget. Les volets roulants aluminium sur mesure dominent désormais le marché de la rénovation, mais le PVC garde de solides arguments sur certaines configurations. Quant à la motorisation, elle fait grimper le prix volet roulant, mais change aussi la vie au quotidien.
Les lames aluminium sont constituées de double paroi remplie de mousse polyuréthane. Cette mousse apporte rigidité, isolation thermique correcte et meilleure tenue au vent. L’aluminium résiste bien aux intempéries et à la corrosion, ce qui en fait un choix logique pour les façades exposées, les zones côtières ou les grandes largeurs.
Volet roulant aluminium : sécurité, grandes dimensions et climats difficiles
Un tablier alu supporte sans problème des largeurs supérieures à 2,5 m, voire 3 m selon les gammes. Sur de grandes baies vitrées, c’est quasiment devenu un passage obligé. La résistance à l’effraction est également supérieure à celle du PVC, surtout si on ajoute des verrous automatiques ou des attaches rigides.
Côté isolation phonique, l’aluminium performe bien dès que le tablier est fermé : les lames, épaissies par la mousse, coupent efficacement les bruits de circulation ou de voisinage. Dans un contexte urbain ou proche d’une départementale, l’écart est sensible au quotidien.
Mon conseil sans détour : en climat humide ou en façade ouest très battue par la pluie et le vent, l’alu est à privilégier. Les volets PVC bien fabriqués tiennent la route, mais l’alu pardonne mieux les rafales et les épisodes de grêle. Le coût supérieur se rattrape souvent en tranquillité sur 15 ou 20 ans.
Volet roulant PVC : budget serré et isolation thermique
Les lames PVC sont creuses. Ce profilé emprisonne de l’air et offre une isolation thermique légèrement meilleure que l’alu à mousse, à largeur équivalente. Sur une maison des années 80 mal isolée, chaque gain compte, et un tablier PVC peut participer à limiter les pertes nocturnes.
Le revers de la médaille, c’est la limitation en dimensions et en coloris. Les fabricants sérieux brident la largeur maximale des volets roulants PVC pour éviter les déformations et les cintrages. Les coloris sombres sont aussi plus rares, pour limiter le risque de dilatation au soleil. Pour une façade entièrement anthracite, mieux vaut regarder du côté de l’alu et, si besoin, s’appuyer sur un comparatif PVC / aluminium pour les menuiseries.
Du point de vue entretien, le PVC réclame simplement un nettoyage régulier à l’éponge et à l’eau savonneuse douce. On évite les détergents agressifs qui peuvent ternir ou piquer la surface. Sur des couleurs claires, le vieillissement reste acceptable, à condition d’avoir des profilés de qualité et un bon classement UV.
Manuel, électrique filaire ou radio : quel confort viser
Sur le terrain, trois systèmes reviennent en rénovation : la sangle, la manivelle et la motorisation électrique. La sangle est économique mais assez inconfortable, surtout sur volets lourds ou fenêtres hautes. Elle s’use vite si on la laisse claquer, et les à-coups se répercutent sur le tablier.
La manivelle représente déjà une amélioration. La transmission est plus progressive, on dose mieux la montée et la descente, et les pièces d’usure restent peu coûteuses et simples à remplacer. Pour un budget maîtrisé avec un confort correct, c’est une option encore très défendable en 2026.
Le moteur électrique change toutefois le rapport au volet. Un moteur filaire piloté par inverseur mural suffit souvent : un point fixe par fenêtre, pas de pile, fiabilité éprouvée. Une motorisation radio ajoute la télécommande, la centralisation et, éventuellement, la connexion à une box domotique. On peut alors programmer les heures d’ouverture et de fermeture, ou simuler une présence pendant les congés. Ce que peu de monde vous dira : sur une maison avec plus de 6 ou 7 volets, la centralisation radio fait vraiment la différence au quotidien, même pour un utilisateur peu technophile.
Sur le poste motorisation, les écarts de prix sont significatifs, d’où l’intérêt de détailler les devis : marque et modèle de moteur, type de commande, éventuelle détection d’obstacle ou retours d’état. Un volet rénovation électrique reste un investissement, mais il transforme la façon dont on vit la maison, surtout pour les personnes âgées ou à mobilité réduite.
Prix volet roulant rénovation : fourchettes réalistes et points de vigilance
Côté budget, les prix volet roulant rénovation varient surtout selon trois paramètres : matériau (PVC ou alu), type de manœuvre (manuel ou électrique) et mode de pose (par un professionnel ou à poser soi-même). Les options de couleur, de sécurité et de domotique viennent ensuite compléter l’addition.
Pour une fenêtre standard de 1,20 × 1,35 m environ, comptez en gros entre 220 et 350 € TTC pour un volet rénovation PVC manuel sur mesure, hors pose. L’équivalent en aluminium se situera plutôt entre 280 et 420 €, selon la qualité de la laque et l’épaisseur de lame. Avec motorisation filaire, ces montants grimpent d’environ 120 à 200 € par ouverture, et davantage encore pour du radio performant.
Ordres de grandeur en fourniture seule
Pour fixer les idées, et sans chercher une précision artificielle, on peut résumer ainsi pour la fourniture seule sur du sur-mesure de qualité correcte :
- PVC manuel rénovation sur fenêtre standard : environ 220 à 350 €.
- PVC motorisé filaire : 340 à 500 € selon marque de moteur.
- Alu manuel rénovation : 280 à 420 €.
- Alu motorisé radio avec options de programmation : 450 à 750 €.
Sur de grandes baies de 2,4 à 3 m de large, on peut facilement dépasser les 800 à 900 € pour un volet alu motorisé radio, surtout en finition colorée et avec options de sécurité. Pas envie d’enrober : dès qu’on sort des dimensions standard pour du grand linéaire, la facture suit.
Impact de la pose et des contraintes de chantier
La main-d’œuvre représente une part non négligeable du budget final. Pour un volet standard posé en applique sur façade saine, sans dépose complexe, un artisan facture souvent entre 120 et 250 € de pose par volet, selon la région et l’accessibilité. Sur une maison à étage nécessitant échafaudage ou nacelle, le poste pose peut doubler.
Certains sites spécialisés proposent des volets roulants rénovation à poser soi-même, avec dimensions sur mesure fabriquées en 7 à 10 jours. Pour un bricoleur solide, c’est une façon de réduire la facture globale. Mon avis posé : on peut raisonnablement envisager la pose soi-même sur rez-de-chaussée, façades accessibles, tableaux droits et alimentation électrique déjà tirée à proximité.
Dès qu’il faut travailler en hauteur, reprendre des maçonneries anciennes ou créer des arrivées électriques, faire intervenir un pro reste un investissement logique. Les erreurs d’implantation de coffres ou de perçages dans un linteau sont plus coûteuses à rattraper qu’un forfait de pose bien budgété dès le début.
Astuces pour lire et comparer les devis volet roulant
Un devis volet roulant utile doit détailler au minimum : la marque et la gamme du volet, le matériau et le type de lame, la nature du coffre (rénovation pan coupé, quart de rond…), le type de manœuvre (sangle, manivelle, moteur filaire ou radio), la couleur des coulisses et du coffre, la nature de la pose (applique, sous linteau) et les éventuelles reprises de maçonnerie.
Sur les chantiers, on voit souvent des devis où un seul prix global englobe fourniture et pose, sans préciser la motorisation, ni la marque. Pas sûr que tout le monde soit d’accord, mais ce type de devis mérite d’être challengé, voire reformulé. Mieux vaut demander une ligne distincte pour chaque ouverture, surtout si certaines fenêtres reçoivent un traitement particulier (sécurité renforcée, couleur spécifique, volet solaire, etc.).
Du coup, comparer trois devis revient surtout à vérifier que l’on a bien le même niveau de gamme face à soi. Un volet alu motorisé radio de fabricant A, avec coffre isolé et lames de 55 mm, ne se compare pas à un PVC manuel premier prix avec lame fine. La seule ligne « volets roulants rénovation » ne suffit jamais.
Au passage, les aides financières en rénovation énergétique concernent surtout le remplacement des fenêtres, pas toujours les volets seuls. Certains dispositifs CEE existent pour les volets isolants, mais ils ne transforment pas le budget. Il faut les voir comme un bonus, pas comme un moteur de décision.
Installation volet en rénovation : étapes clés et erreurs à éviter
L’installation volet en rénovation, notamment en pose en applique, s’organise en plusieurs temps : préparation du support, fixation du coffre, pose des coulisses, finitions et réglages. Pour un bricoleur soigneux, ces étapes restent accessibles, à condition de respecter quelques règles simples et de prendre son temps.
D’abord, le support. Une façade crépie doit être légèrement brossée aux emplacements de fixation des coulisses et du coffre. On supprime les parties friables, on vérifie l’absence d’humidité persistante. Sur mur en parpaing creux, on privilégie des chevilles adaptées, type chevilles à expansion ou des systèmes spécialisés, plutôt que de simples chevilles plastiques qui se déforment.
Étapes d’une pose en applique soignée
Les grandes lignes d’une pose correcte ressemblent à ceci.
On commence par assembler, si nécessaire, coffre et coulisses au sol pour vérifier l’équerrage et la fluidité du tablier. Certains volets arrivent déjà pré-montés, d’autres nécessitent de clipser les coulisses sur le coffre. On vérifie alors que le tablier monte et descend sans accroc.
Ensuite, on positionne l’ensemble sur la façade, en contrôlant le niveau du coffre et l’aplomb des coulisses avec un niveau à bulle ou un laser. On marque précisément les points de perçage des fixations sur le mur, puis on dépose le volet pour percer et cheviller proprement.
Une fois le coffre fixé, les coulisses sont vissées en commençant par le haut, puis en contrôlant régulièrement le parallélisme. Un joint de mastic acrylique ou silicone, selon support, vient ensuite assurer l’étanchéité entre coulisse et façade, ainsi qu’entre coffre et mur. C’est souvent ce calfeutrement qui fait la différence sur les infiltrations d’air et d’eau à long terme.
Raccordement électrique et réglages de fin de course
Pour un volet motorisé, le raccordement doit suivre les règles de l’installation électrique résidentielle. Un disjoncteur adapté (souvent 10 A courbe C pour plusieurs volets, à confirmer selon le tableau) et un câble aux bonnes sections sont indispensables. Le branchement du moteur se fait ensuite soit directement sur l’inverseur mural, soit via un récepteur radio déjà intégré.
Les fins de course se règlent généralement moteur en place, volet fermé puis volet ouvert, selon les consignes du fabricant. Ces réglages déterminent la position basse et haute du tablier ; mal posés, ils peuvent forcer sur le tablier ou au contraire laisser un jour important en partie haute. Là encore, mieux vaut prendre 10 minutes de plus que d’user un moteur en quelques mois.
Pour un volet manuel, sangle ou manivelle, les mêmes précautions s’appliquent pour la fixation des enrouleurs, consoles et guides. Une manivelle doit tourner sans point dur, et une sangle doit cheminer sans frotter sur des arêtes de maçonnerie.
Contrôles finaux et mise en service
Avant de plier l’échelle, quelques contrôles simples s’imposent : course complète du tablier, absence de bruit suspect, bon alignement des lames, bon plaquage des embouts dans les coulisses. On vérifie aussi l’absence de jour important entre tablier et appui de fenêtre, en particulier sur les volets PVC qui peuvent légèrement fléchir.
Du côté des occupants, une petite prise en main ne fait pas de mal : explication de la manœuvre, consignes en cas de coupure de courant pour les moteurs, rappel sur le nettoyage périodique. Bref, tout ce qui évite les mauvaises surprises les premiers mois.
Sur une maison où les volets roulants remplacent des battants bois, ce moment de mise en service marque souvent une vraie bascule d’usage : fini les tour de maison dans le froid, tout se joue depuis l’intérieur, voire depuis une télécommande centralisée dans le séjour.
Comment prendre les mesures d’un volet roulant rénovation sans se tromper ?
Pour une pose en applique, mesurez d’abord la largeur de l’ouverture à trois endroits (bas, milieu, haut) et retenez la plus petite valeur. Faites de même pour la hauteur (gauche, centre, droite). Ajoutez ensuite la largeur des coulisses si elles sont à l’extérieur du tableau, et vérifiez la hauteur de coffre indiquée par le fabricant pour être sûr d’avoir la place sur la façade. Prévoyez toujours 3 à 5 mm de jeu en largeur et 5 mm en hauteur pour éviter les frottements. En cas de doute, un croquis coté envoyé au fabricant ou au vendeur reste la meilleure sécurité.
Aluminium ou PVC : quel matériau privilégier pour un volet roulant rénovation ?
Le PVC convient bien pour des fenêtres de dimensions standard, avec un budget serré et une priorité à l’isolation thermique. Il isole légèrement mieux du froid que l’alu à taille équivalente, mais il est limité en largeur et en choix de couleurs. L’aluminium, plus rigide, s’impose sur les grandes baies, les façades très exposées au vent ou les projets où la sécurité est un critère fort. Sa tenue dans le temps, notamment en climat humide, est supérieure, ce qui justifie son prix plus élevé sur le long terme.
Quel est le coût moyen d’un volet roulant rénovation posé en applique ?
Pour une fenêtre standard, comptez généralement entre 220 et 350 € TTC pour un volet PVC manuel sur mesure en rénovation, et 280 à 420 € pour un équivalent en aluminium, hors pose. Avec motorisation filaire, la fourchette tourne plutôt entre 340 et 550 € en PVC et 400 à 700 € en alu. La pose par un professionnel ajoute souvent 120 à 250 € par volet selon l’accessibilité et la région. Ces montants montent sur les grandes baies ou en configuration complexe (étage, échafaudage, reprises de maçonnerie).
Peut-on installer soi-même un volet roulant rénovation ?
Oui, un bricoleur à l’aise avec le perçage, la pose au niveau et, pour la version motorisée, le raccordement électrique peut tout à fait installer un volet roulant rénovation en applique sur des façades accessibles. L’important est de respecter les cotes du fabricant, de prendre le temps de régler l’équerrage, les fixations et le calfeutrement, puis de régler correctement les fins de course du moteur. En revanche, dès qu’il faut travailler en hauteur, toucher à des linteaux douteux ou créer une alimentation électrique, mieux vaut s’appuyer sur un professionnel.
Comment choisir entre manivelle, sangle et motorisation électrique ?
La sangle est la plus économique, mais elle demande de l’effort et s’use vite, surtout sur des volets lourds. La manivelle apporte déjà un meilleur confort et une meilleure maîtrise de la course pour un surcoût limité. La motorisation électrique, filaire ou radio, augmente nettement le confort, notamment pour les personnes âgées ou lorsqu’on a beaucoup de volets. Un moteur radio permet la centralisation et la programmation, très appréciables au quotidien. Sur 6 à 8 volets ou plus, la motorisation devient logique, à condition de vérifier le sérieux de la marque et la qualité de la pose.


